Sanckøblack au stade de l’US.Dax
“Invictus”
Vidéo de la fresque en cours de réalisation sur la Tribune 1904 du stade Maurice Boyau. Crédit images : Vincent Borie (Service Communication de l’US.Dax). Crédit photo : Isabelle Louvier (Journal Sud-Ouest).
Dans le cadre du festival Muralis, le collectif montpelliérain Sanckøblack travaille depuis le 29 avril sur une œuvre monumentale au niveau de la nouvelle tribune du stade Maurice-Boyau.
Le street art continue d’investir les murs de la cité thermale.
Dans le cadre de l’édition 2026 du festival Muralis, le collectif montpelliérain Sanckøblack réalise une fresque sur la tribune 1904 du stade Maurice-Boyau, du 29 avril au 20 mai, à Dax. « Notre président Gilbert Ponteins a également été un ancien dirigeant de l’US Dax. Le projet a mûri pendant deux ans. Ici, le rugby est un mode de vie », explique Yuliia Darbo, coordinatrice artistique de l’association Kalos, organisatrice du festival.
Après avoir obtenu l’accord de l’ensemble des parties prenantes, le projet a finalement vu le jour. De son côté, le collectif Sanckøblack avait déjà adressé une candidature spontanée dans l’espoir d’intégrer le festival. Les échanges entre l’association Kalos et les artistes ont ensuite permis de définir les grandes lignes de la fresque. « L’idée est de créer un pont entre l’univers du rugby et le nôtre autour de valeurs humaines », souligne Pedro, membre de Sanckøblack.
Issu du monde du graphisme, Pedro forme avec Sancko, artiste peintre, un duo né autour d’un projet citoyen consacré au vivre-ensemble. Ils développent aujourd’hui un univers qu’ils qualifient d’« hybride ». « Sancko s’occupe davantage des personnages. Moi, je travaille plus la déconstruction et la typographie. C’est ce mélange qui nous permet de nous distinguer », explique Pedro. La fresque s’articule ainsi autour de l’idée d’un élan commun. « Il y a cette volonté d’avancer, de gratter du terrain petit à petit pour marquer. On a essayé de créer quelque chose d’équilibré. »
Noir, blanc et rouge.
Les artistes revendiquent un travail nourri autant par l’expérience humaine que par des références artistiques. « On est inspirés par la société, la politique, les voyages ou encore notre histoire personnelle », explique Sancko. Le duo cite également des figures comme Ernest Pignon-Ernest ou Frida Kahlo parmi ses influences. « Frida Kahlo, c’est cet esprit libre et profondément humain », poursuit-elle.
Le parti pris esthétique de la fresque puise autant dans l’identité du collectif Sanckøblack que dans celle de l’US Dax. « Pendant très longtemps, on travaillait avec du noir, du blanc et du rouge. C’est presque un retour en arrière pour nous », explique Pedro. L’utilisation de ces trois couleurs permet de faire ressortir le travail propre à chacun des artistes. « On a ajouté une couleur complémentaire, le cyan, pour éviter quelque chose de trop brut. » Une manière, aussi, de rester fidèle à l’univers visuel du club.
Susciter une émotion.
Mais peindre une tribune de stade suppose aussi de composer avec de nombreuses contraintes techniques et météorologiques. La pluie, le vent ou encore les réactions du support influencent directement le rythme du chantier. « On essaie d’être là dès qu’il fait beau », sourit Pedro. Des conditions pourtant rares depuis le début du festival. Il reste néanmoins un peu moins de dix jours à Sanckøblack pour achever la fresque.
Le collectif espère désormais voir cette fresque devenir « forte et emblématique ».
« On aimerait que les gens puissent se reconnaître dans l’énergie qu’elle dégage, créer quelque chose de fédérateur », explique Sancko. Pour le duo, une œuvre réussie doit avant tout susciter une émotion, même négative. « Le pire, c’est l’indifférence. Je préfère quelqu’un qui me dise : ‘‘Je n’aime pas du tout.’’ Ça permet d’ouvrir le débat », poursuit l’artiste. Les critiques sont même perçues comme un outil d’évolution. « Ces réactions nous obligent à nous remettre en question », complète Pedro.
Le collectif Sanckoblack espère désormais laisser une trace dans un festival qui a déjà accueilli de nombreux noms du street art. Le duo estime que le regard porté sur l’art urbain a considérablement évolué, notamment à Dax, au fil des projets menés dans la ville. « Le street art est aujourd’hui largement accepté. Il y a déjà un parcours et des œuvres de qualité ici », souligne Sancko. Les deux artistes assurent toutefois ne ressentir aucune forme de concurrence avec les autres acteurs du milieu. « Chaque projet est unique. »
Le duo alterne festivals, ateliers scolaires, expositions et fresques monumentales, et enchaîne aujourd’hui les projets en France comme à l’international, au point de devoir parfois décliner certaines propositions en période de forte activité. Une chose est sûre : la fresque sera bien visible dans un stade de Pro D2 la saison prochaine, après le maintien de l’US Dax acté vendredi 8 mai
— Nicolas Azam - sudouest.fr
Localisation : Fresque réalisée sur la Tribune 1904 du stade Maurice Boyau. Voir l’œuvre sur la carte >
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lundi 11 mai 2026
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Sanckøblack : note d’intention « Invictus » Réalisée sur la tribune 1904 du Stade Maurice Boyau à Dax, la fresque « Invictus » puise son inspiration dans le célèbre poème de l’écrivain britannique William Ernest Henley, devenu au fil du temps un symbole universel de résilience et de dignité face à l’adversité. Ce (…)
Sanckøblack

Technique
Peinture
Bombe aérosol
Titre de l’œuvre
“Invictus”
Website de l'artiste



















